EMDR et psycho-traumatisme

La technique de psycho-traumatologie appelée EMDR ainsi que la psychothérapie de soutien et la thérapie cognitivo-comportementale sont les méthodes les plus utilisées en VICTIMOLOGIE pour aider les personnes qui souffrent de psycho-traumatisme notamment après un attentat ou un acte de terrorisme.
De ces trois méthodes, la thérapie EMDR est généralement reconnue par les spécialistes de l’accompagnement des victimes comme la plus spécifique et la plus efficace en matière de traitement des syndromes de stress post-traumatique.
Il est à noter que les victimes d’agression et de violence causées par un tiers ont non seulement besoin de soutien psychologique et de psychothérapie mais également d’un suivi médical approprié.

La victimologie est une science en lien avec la criminologie, elle a pour but d’étudier et de comprendre les modes de fonctionnement et la psychologie des victimes.
La victimologie recherche également comment aider et soigner le plus efficacement les victimes de choc traumatique afin qu’ils retrouvent peu à peu une vie normale et un sentiment de sécurité.

D’un point de vue juridique, une victime est une personne qui a été reconnue par la société et la loi comme ayant subi un préjudice qui lui donne accès à un statut, à des droits et à la possibilité de recevoir des indemnités.
Obtenir le statut de victime, lorsque cela est légitime, permet de bénéficier d’une meilleure prise en charge par la collectivité.

Le terrorisme, les attentats, les catastrophes naturelles ou industrielles, les traumatismes de guerre, les agressions physiques et psychologiques, les violences conjugales, les accidents causés par un tiers, l’inceste, les agressions sexuelles, la maltraitance infantile, le racket, le harcèlement, le kidnapping et la retenue en captivité.

Après un événement traumatique, en moyenne une personne sur trois souffre d’un état de stress post-traumatique.
Le syndrome  de stress post-traumatique survient généralement après un certain temps de latence qui peut aller de quelques jours à plusieurs mois.
La victime se remémore alors le traumatisme de façon récurrente sous forme de reviviscences, de ruminations ou/et de cauchemars
Il existe des tests de dépistage du syndrome de stress post-traumatique ; les traumatismes sont évalués de type 1 (psycho-traumatisme simple) ou de type 2 (psycho-traumatisme complexe).

L’état de stress post-traumatique se caractérise par 3 syndromes :

  • le syndrome de reviviscence (pensées obsessionnelles liées au trauma)
  • le syndrome d’évitement phobique (évitement de lieux ou de situations en lien avec le trauma)
  • le syndrome d’hyperactivité neuro-végétative (insomnie, irritabilité, hypervigilance)

Après un événement dramatique générant un état de détresse ou de dissociation, en dehors du stress aigu, consécutif au choc traumatique et du syndrome de stress post-traumatique qui se développe en moyenne chez 30% des victimes, il existe d’autres formes de troubles psycho-émotionnels qui peuvent apparaître, voir s’installer pour un temps indéfini si aucune prise en charge psychologique n’est effectuée.
Parmi ces symptômes, citons : la dépression, la somatisation, l’addiction, la dissociation et les troubles de l’attention ou de la mémoire.