« Il n’y a pas de hasard, il y a seulement des rendez-vous » Paul Éluard

QU’EST-CE QUE LA SYNCHRONICITÉ

Le terme de synchronicité a été inventé par le célèbre psychanalyste suisse Carl Gustave JUNG, créateur de la psychologie des profondeurs.

Selon sa définition « la synchronicité traite de la coïncidence des événements », elle est la conjonction entre un état psychique (état d’âme, état psycho-émotionnel) et un ou plusieurs événements matériels.

Le concept de synchronicité est intimement lié à d’autres postulats jungiens tels que les notions d’Unus Mundus (unité et interconnexion de toutes choses dans le monde), de Savoir absolu de l’inconscient, d’Archétypes et dInconscient collectif.

L’un des pères de la physique quantique Wolfgang PAULI, prix Nobel de physique en 1945, entreprit de longues recherches avec Carl JUNG sur les phénomènes de synchronicité, qu’il nomma quant-à lui « Principe acausal ».

JUNG dans la continuité de PAULI, définira la synchronicité comme un « principe de connexions acausales ».

Les synchronicités sont donc des « coïncidences signifiants », qui ne sont pas liées au monde du déterministe causaliste mais à une autre dimension de l’univers transcendante et acausale qui sous-tend le monde de la matière et des phénomènes.

De plus en plus d’éminents scientifiques décrivent l’univers de la même façon qu’il avait été perçu par les sages et les visionnaires des temps anciens, c’est à dire comme un tout indivisible, super-cohérent, super-organisé et interactif où Esprit et Matière / Matière et Conscience seraient les deux faces d’une même réalité, tels les qualités à la fois corpusculaires et ondulatoires des objets microscopiques (photons, protons, électrons, etc.) découvertes par Louis DE BROGLIE, prix Nobel de physique en 1929.

Les synchronicités sont des signes et des événements qui ne relèvent pas du hasard et qui sont reliés entre eux par des liens de sens et non de causes à effets.

Ces coïncidences mystérieuses sont comme des rêves que nous vivons dans notre état de veille, Carl Gustave JUNG les qualifia de « Rêves diurnes ».

Une même structure thématique unit ces phénomènes et elle n’a de sens que pour les personnes qui en font l’expérience et à qui elle semble destinée.

Le philosophe allemand Arthur SCHOPENHAUER décrivait déjà au 19ème siècle ces phénomènes de synchronicité et de coïncidences signifiantes sous le terme de « simultanéités significatives ».

Les synchronicités pourraient également être assimilées aux lois des séries découvertes et décrites au début du 20ème siècle par le biologiste Paul KAMMERER.

Nous pourrions également faire des parallèles entre la synchronicité et la loi d’attraction et d’aimantation, mise en lumière et décrite dans les siècles passés par les alchimistes, européens, chinois et arabes.

Les phénomènes de synchronicité sont comme des panneaux indicateurs, expression d’une intelligence transcendante où « la main du destin » tente de nous faire passer des messages pour orienter notre chemin de vie vers notre réalisation personnelle mais aussi collective.

La synchronicité fut nommée par les Pères de l’église chrétienne : « Divine providence ».

À ce propos l’écrivain Georges BERNANOS exprime l’idée suivante : « Ce que nous appelons hasard, c’est peut-être la logique de Dieu ».

Mais qu’est-ce que Dieu ? Le professeur Ervin LASZLO en donne une définition simple et moderne : « Dieu est l’ensemble des informations contenues dans le champ akashique ».