Troubles alimentaires

photo-troubles-alimentairesLa boulimie au même titre que l’hyperphagie sont des troubles du comportement alimentaire qui se traduisent par une faim insatiable et une ingestions rapides et excessives de nourriture.

Le mangeur excessif et compulsif ne maîtrise plus la pulsion alimentaire et en devient le jouet.

La nourriture ingurgitée en grande quantité agit sur le cerveau comme une substance psycho-active et en modifie la biochimie.

La suralimentation compulsive se rencontre habituellement chez des personnes isolées, stressées, angoissées ou dépressives.

Face aux difficultés de la vie, le sujet boulimique ou hyperphagique mange pour combler un manque et pour mettre à distance son angoisse.

Les troubles alimentaires compulsifs ne sont pas irréversibles et peuvent être traités comme toutes les autres addictions comportementales.

Différence entre boulimie et hyperphagie

La boulimie et l’hyperphagie sont deux types de rapport pathologique et addictif à la nourriture.

Dans le cas de la boulimie la personne mettra tout en œuvre pour dissimuler sa compulsion et éviter la prise de poids.

Les stratégies et méthodes qu’elle utilisera seront : le vomissement, le jeun, le sport intensif, les laxatifs, les coupes faim et les lavements.

Dans le cas de l’hyperphagie, la personne ne régurgitera pas les aliments et gardera en elle la « bonne mère nourriture » devenant peu à peu obèse et malade.

Causes multifactorielles de la suralimentation pathologique:

  • héréditaire (problème génétique)
  • biologique (manque de sérotonine, carence en micronutriments)
  • familiale (stratégies de récompense et de réconfort par la nourriture)
  • environnementale (malbouffe, tentations par l’omniprésence de la nourriture)
  • psychologique (dépression, frustration, insécurité, isolement, mésestime de soi)

Origines psychologiques des troubles alimentaires 

Les origines des troubles du comportement alimentaire remontent généralement à l’enfance ou à la petite enfance.

La cause de ce type de pathologie est généralement une carence affective importante mais ce peut-être aussi un choc psychologique ou émotionnel ayant créé une faille ou une désorganisation dans la personnalité du sujet.

À travers la boulimie ou l’hyperphagie la personne en souffrance tente de guérir les blessures de son passé encore hanté par la maltraitance, l’abus sexuel, les échecs, les complexes ou la perte d’un être cher.

Mettre un «bouchon» de nourriture dans son corps et son estomac aura pour elle l’effet de se sentir un petit moment comblée et de ne plus ressentir durant ce laps de temps, sa colère, sa tristesse ou sa détresse, un peu de la même façon qu’un bébé accroché au sein de sa mère, entrain de téter goulûment  comme hypnotisé et enfin provisoirement soulagé, rassuré, sécurisé mais pas vraiment conscient, simplement régit  par son inconscient, son animalité, sa jouissance instantanée, sa pulsion alimentaire et son réflexe de succion !

Raisons de la suralimentation compulsive ?

Généralement un être humain mange de façon compulsive et excessive parce au fond de lui il a faim d’amour et a un fort besoin de se rassurer.

La personne boulimique ou hyperphagique souvent stressée au fond d’elle même mange pour soulager et anesthésier la tension et les angoisses générées par les conflits intrapsychiques.

Pendant que le personne addictive s’alimente compulsivement elle oublie tout, se vide la tête et rempli sa bouche et son corps de sensations agréables qui lui procurent rapidement un état de soulagement et un sentiment de « plein » rassurant.

À travers cet acte « psycho magique » d’ingestion, le sujet souffrant de trouble alimentaire compulsif ne se sent alors plus seul ayant intériorisé et internalisé la « mère nourriture ».

Risques de l’abus de nourriture : (liste non exhaustive)

  • surpoids
  • obésité
  • essoufflement
  • problèmes digestifs
  • diabète
  • tension artérielle
  • insuffisance veineuse
  • accident vasculaire cérébral (AVC)
  • cholestérol
  • problèmes articulaires
  • apnée du sommeil
  • cancer (intestin, prostate, sein, utérus…)
  • blocages sexuels (honte de son corps)
  • difficulté d’embauche
  • dépression
  • dé-socialisation